26/01/2006
La question de la légitimité du logiciel libre ne se pose plus
Pour mieux cerner les usages des logiciels libres dans les entreprises françaises, la rédaction de 01 Informatique, en partenariat avec l’Afai (Association française de l’audit et du conseil informatique), a réalisé un sondage avec le soutien de Comm’Back le 11 janvier 2006.
Ce sondage a été opéré par mail : près de 200 entreprises ont répondu.
Les résultats de cette enquête ont été présentés lors de la table ronde du 26 janvier 2006, organisée par 01 informatique et l’Afai et inscrite dans le cadre de la rencontre sur le thème « Logiciels libres : Tendances, risques et opportunités ».
Vous pouvez télécharger ici l’ensemble des résultats sous la forme d’une présentation Powerpoint.
Pour aller vite
56% des entreprises utilisent l’open source, qui ne s’apparente plus à du logiciel au rabais. On ne le choisit plus par idéologie, mais pour son efficacité. Comme un logiciel propriétaire.
Analyse
L’image du barbu militant ne fait plus peur. Le critère de l’idéologie n’est désormais plus de mise dans la décision d’utiliser ou non des logiciels libres. Ce verrou sauté, les entreprises sont nombreuses à céder aux sirènes de l’open source. En ce début 2006, plus de 56% d’entre elles ont franchi le pas : c’est ce qu’indiquent en substance les résultats du sondage exclusif (*) réalisé par 01 informatique et l’Afai (Association française de l’audit et du conseil informatique).
La prudence a fait place au pragmatisme. Les entreprises font appel à l’open source, simplement parce que les logiciels de ce type rendent des services aussi pertinents que ceux procurés par leurs équivalents propriétaires. Pour preuve, prescripteur du libre de la première heure, l’Administration prend de la distance. De partisane, sa démarche devient pratique : elle traite logiciels libres et propriétaires d’égal à égal. Pour elle et selon une récente étude d’IDC France « L’informatique dans le secteur public en France », l’open source n’est pas toujours la panacée : certains logiciels sont encore immatures (les PGI par exemple) et les coûts cachés liés à la mise en place de solutions libres en arrivent parfois à alourdir l’enveloppe budgétaire des projets. Le secteur public serait donc moins prosélyte… et pourtant, une enquête sur l’utilisation des logiciels libres dans les collectivités territoriales, conduite par l’Apronet (Association des professionnels Internet des collectivités publiques locales) et la mission Ecoter présentée en juin 2005, montrent que celles-ci sont 74% à en faire usage.
Pragmatisme plutôt que culture du libre
C’est que, malgré les coûts cachés relevés par IDC France, retenir des briques libres dans un projet, c’est, sans surprise, réaliser des économies conséquentes sur les coûts de licences. 22% des entreprises ayant répondu à notre sondage voit dans le coût le critère principal de sélection de l’open source, suivi par les critères de la fiabilité (16,4%) et de l’indépendance vis-à-vis d’un fournisseur (13,4%). Les sondés ne sont que 5,6 % à choisir l’open source parce qu’il donne l’occasion de s’ouvrir sur un réseau d’expert… et, de loin en loin, la possibilité de reverser ses développements internes à la communauté. Et ce, comme le note le Gartner qui surprend par ses nouvelles positions en faveur du libre, afin que l’évolution de ses logiciels maison soit des plus efficaces. Pourtant, sur ce point, l’avis des répondants à notre enquête est sans appel : ils sont plus de 95% à refuser de placer leurs développements sous licence libre ou d’en ouvrir le code. Nous sommes donc bien loin du choix idéologique ou culturel. L’open source est avant tout une option commode et utile !
Stéphane Parpinelli
Posted by Service Documentation on janvier 26, 2006 at 06:27 PM dans 1843, MARCHES | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
25/01/2006
Python débarque en puissance sur .Net
Pour en savoir plus sur cet article publié dans 01 Informatique n° 1843 du 20 janvier 2006 (page 14):
- Association francophone des utilisateurs Python
- Interactions autour de l'ouvrage publié chez Eyrolles
Posted by Philippe Davy on janvier 25, 2006 at 04:42 PM dans 1843, TECHNO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
19/01/2006
Sommaire du n°1843, 20 janvier 2006
Télécharger le sommaire
Posted by Service Documentation on janvier 19, 2006 at 06:15 PM dans 1843, SOMMAIRES | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
ECHO DES FORUMS : Pourquoi l¹offshore apparaît sous-évalué en France
Depuis quelques années, circulent les chiffres les plus fantaisistes visant à quantifier l¹impact de l¹off-shore sur l¹emploi. En novembre 2004, le ministère des Finances avançait 2 000 à 3 000 emplois perdus en se fondant sur les chiffres 2001 du cabinet PAC (*). A l¹inverse, l¹Américain Frost & Sullivan table sur 471 000 emplois informatiques délocalisés en France, soit presque la totalité des effectifs de notre secteur ! Syntec, lui, évalue l¹impact autour de 5 000 à 7 000 emplois détruits. La tâche est ardue, car l¹offshore prend des formes multiples sous le terme de « délocalisation ». Relocalisations d¹emplois dans des filiales offshore, rachats de SSII étrangères, contrats commerciaux avec des prestataires offshores. Rares sont les études qui abordent l¹offshore dans sa globalité. Si bien que les calculs se révèlent trompeurs. Au lieu d¹évaluer le chiffre d¹affaires réalisé en offshore pour le « convertir » en emplois français, l¹impact sur l¹emploi devrait se mesurer en jours/homme. On atteindrait ainsi plutôt le chiffre de 15 000 emplois «offshore» travaillant pour le compte de clients de nos SSII et éditeurs, soit autant que le nombre de jeunes diplômés -arrivant chaque année sur notre marché du travail. Rien qu¹en Inde, nos plus grandes SSII Cap Gemini, Atos, Unilog, Valtech, etc. emploient environ 6 000 informaticiens. Et ce n¹est pas tout. D¹une part, dans les projets offshore, la discrétion reste de mise. D¹autre part, nombre de petits projets à destination des TPE et des professions libérales, autrefois confiés à des indépendants ou à des petites SSII, sont aujourd¹hui réalisés en offshore. Comment les comptabiliser ?
L¹équipe du Munci
(*) «Analyses économiques, novembre 2004», Direction de la prévision
Posted by Service Documentation on janvier 19, 2006 at 05:43 PM dans 1843, PERSO | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Emploi : les développeurs dans la tourmente industrielle
Pour en savoir plus sur ce dossier du numéro 1843 du 20 janvier 2006 (page 48) :
- le site du Club des développeurs,
- le site de l’Addulact, association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour l’administration et les collectivités territoriales,
- le site de l’Afup, association française des utilisateurs de PHP.
Posted by Boris Perzinsky on janvier 19, 2006 at 03:07 PM dans 1843, EMPLOI | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
