28/11/2005
Le plombier polonais revient par la fenêtre
Il avait hanté, vampirisé le débat de la campagne référendaire sur la Constitution européenne. On le disait mort, enterré. Jacques Chirac l’avait même affirmé en avril dernier. Faux. Le plombier polonais de la directive Bolkestein refait parler de lui. Le 22 novembre, les eurodéputés de la Commission du marché intérieur examinaient le fameux texte sur la libéralisation des services. Sociaux-démocrates et libéraux se sont écharpés et les deux camps crient aujourd’hui victoire. Au regard des amendements votés, pas facile en effet de se faire une idée arrêtée.
A l’origine de toute la polémique, le « principe du pays d’origine » ou PPO est remplacé par le « principe de la reconnaissance mutuelle ». Au-delà du glissement sémantique, le sens premier du PPO est maintenu. Ce sont les bien règles juridiques de son pays d’attache qui s’appliquent au prestataire sauf en matière de protection des consommateurs, de protection de l’environnement et – élément capital – de droit du travail.
Ce qui écarterait tout risque de dumping social ? Non, pas si simple. Les syndicats craignent, entre autres, une mise en concurrence des systèmes de protection sociale d’un Etat à l’autre. Et puis se pose la question de la législation à appliquer concernant l’exercice même de la prestation telles que les normes de qualité ou le service après-vente.
Le texte sera soumis au vote du Parlement européen début 2006, puis aux différents États-membres pour une adoption envisagée au printemps 2007. En pleine élection présidentielle française. Le plombier polonais risque d’agiter encore longtemps le marigot politique.
Posted by Xavier Biseul on novembre 28, 2005 at 10:57 AM dans FORUM | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
25/10/2005
Le Consultant et le Berger
En vacances à bord de son 4x4, un jeune homme s'arrête près d'un berger et l'interpelle :
- Si je vous dis exactement combien vous avez de moutons, vous m'en donnez un ?
- D'accord, dit le berger.
Le jeune homme déploie son antenne parabolique, branche son GPS, pianote sur son PC portable, calcule sur son tableur électronique pendant une heure puis annonce triomphalement :
- 547 bêtes !
- Exact, dit le berger.
Le jeune homme choisit un bel animal dans le troupeau et le fait monter dans son 4x4. Au moment où il s'apprête à partir, le berger lui dit :
- Et si je devine votre métier, vous me rendez ma bête ?
- D'accord ! dit le jeune homme, sûr de lui.
- Vous êtes consultant ! dit le berger.
- Ça alors, demande le jeune homme interloqué, comment l'avez-vous deviné ?
- C'est simple, dit le berger. Vous êtes venu me voir sans que je ne vous aie rien demandé. Vous avez mis des heures à trouver quelque chose que je savais déjà. Et, en plus, vous ne connaissez rien à mon métier : la bête que vous avez prise, c'est mon chien !
(tiré de mon Dictionnaire impertinent des branchés)
Posted by Luc Fayard on octobre 25, 2005 at 12:43 PM dans FORUM | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
18/10/2005
L'avenir des développeurs Visual Basic
Vous souhaitez réagir sur la carte blanche de Sami Jaber "Les développeurs VB arriveront-ils à suivre Microsoft ?" à paraître le vendredi 21 octobre dans le n°1832 de 01 Informatique.
Vous pouvez poster un commentaire sur cette note.
(aucun commentaire ne sera repris par 01 Informatique sans votre accord préalable)
Posted by Frédéric Simottel on octobre 18, 2005 at 06:57 PM dans 1832, FORUM, TECHNO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
11/10/2005
Open Source packagé
01 Informatique publie dans son n°1831 du vendredi 14 octobre, une enquête sur l'approche packagée des éditeurs Open Source pour leurs briques d'infrastructures. Pour ou contre ? Votre avis nous intéresse.
Posted by Frédéric Simottel on octobre 11, 2005 at 07:35 PM dans 1831, FORUM, TECHNO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
26/07/2005
Il faut mondialiser Google !
Le plus célèbre moteur de recherche intègre la vidéo. Et aspire à devenir un service public.
Après l’image et la musique, après la cartographie et la traduction, après les bibliothèques et les fonds historiques, voici la vidéo.
La télévision et le cinéma ne résisteront pas longtemps aux sirènes de Google. Le plus célèbre moteur de recherche sur la toile y croit et voudrait alors devenir l’outil incontournable de la recherche numérique. Sa dernière intention est de devenir le portail d’accès à tous les programmes de télévision du monde.
Rien que ça !
Pour l’instant Google.com propose un résumé des émissions, avec quelques captures écran et de rares extraits. Mais avec le temps, il s’enrichira pour devenir un véritable guide d’accès pour accéder aux contenus passés, actuels, voire futurs des télévisions mondiales.
Manifestement, cette stratégie de type gloutonne réussit à Google. L’entreprise américaine créée fin 1998 vient d’annoncer de nouveaux résultats record. La croissance de la publicité en ligne fait gonfler son chiffre d’affaires à 1,38 milliard de dollars au second trimestre 2005, contre 700 millions sur la même période en 2004. Le bénéfice net, quand à lui, quadruple à 343 millions de dollars, contre 79 millions un an plus tôt.
Une santé insolente, des projets plein la tête, une envie de tout conquérir, Google est en passe de devenir le nouveau géant des médias. Mais attention à la boulimie. A vouloir tout accaparer, ne risque-t-on pas de se perdre ? A vouloir devenir universel, Google deviendra-t-il pas un service public ? Un service que les États, forts de leurs prérogatives, voudront nationaliser, ou plutôt mondialiser.
Hubert d'Erceville
Posted by le Service Documentation on juillet 26, 2005 at 04:25 PM dans FORUM | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
25/05/2005
Révisez votre jargon !
Fini les gros mots anglo-saxons. Il va falloir parler français. Mettre son jargon informatique au placard. Et pour nous aider, la Commission Générale de Terminologie et de Néologie s’est chargée de traduire tout le sabir technico intello américano informatique. Voilà ce que ça donne.
Il ne faudra plus dire :
« Damned, quand je surfe dans un hotspot, mon browser bugue dès que je downloade un plug-in. Ça doit venir du firewall. J’hésite à poster un patch sur mon blog. Car j’ai peur qu’un spammeur hacke mon client mail et me spamme. Si quelqu’un connaît un anti-spam qu’il m’envoie un MMS. »
En bon français, il faudrait écrire :
« Diantre, quand je navigue dans une zone d’accès sans fil à internet, mon butineur déraille dès que je télécharge un module. Cela doit venir de l’écluse. J’hésite à publier une rustine sur mon bloc-notes. Car j’ai peur qu’un arroseur sauvageonne mon courrieliciel et m’arrose. Si quelqu’un connaît un anti-arrosoir, qu’il m’envoie un message multimédia. »
C’est beaucoup plus clair non ? Alors que l’on ne vous y reprenne plus à jargonner.
Posted by Anicet Mbida on mai 25, 2005 at 11:33 AM dans FORUM | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
18/05/2005
Le 23 mai, Java a officiellement 10 ans !
Par Janick Taillandier, DSI de la RATP
C’est au SunWorld le 23 mai 1995 qu’a été présenté au monde, pour la première fois, le langage créé par James Gosling et Patrick Naugton avec le soutien de Bill Joy, l’auteur du « futur qui n’a pas besoin de nous ».
A dix ans, on est grand, surtout dans l’informatique : le fameux langage de programmation et son environnement bourgeonnant forment désormais un bon outil de développement informatique. Sa syntaxe élégante et plutôt bien conçue, se compare sans difficulté au C++ des années 80 qui manipule également, mais plus lourdement, des objets, des classes avec leurs propriétés et leurs fonctions propres, des héritages avec leurs interfaces… Au bout de dix ans, les défauts de jeunesse de JAVA sont en train de passer, notamment les performances insuffisantes du langage à sa naissance et cette manie d’évolution continue, propre au jeune âge, qui faisait se succéder à un rythme effrayant de nouvelles versions, incompatibles avec les précédentes. A 10 ans, JAVA est désormais « propre » !
Remplit-il les espoirs que ses géniteurs avaient mis en lui ? Orienté objet, il devait faciliter la programmation modulaire et la réutilisation de code afin de favoriser le développement et la maintenance de grands projets logiciels : il est aujourd’hui un must mondial pour les programmeurs et des dizaines de milliers d’entre eux ont appris et apprennent sa grammaire et son dictionnaire. Il devait être portable et une fois compilé il devait pouvoir s’exécuter sur toutes sortes de plateformes : l’objectif est presque atteint, les lenteurs initiales des premières machines virtuelles ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Presque atteint mais pas complètement : même en mettant de côté le cas particulier des machines virtuelles trop revisitées par Microsoft et d’autres pour leurs besoins propres, la lecture par n’importe quel processeur virtuel des instructions machine standardisées se heurte encore à des particularismes parfois difficiles à résoudre. Sans doute la portabilité totale est-elle un mythe, un rêve flamboyant d’adolescent. Reconnaissons que Sun l’aura porté aussi loin que possible et qu’aujourd’hui on sait conserver suffisamment de portabilité aux programmes tout en permettant des vitesses d’exécution honorables. Dernier objectif, enfin, l’exécution du code par un navigateur Web en le téléchargeant à partir d’un serveur http distant. C’est sans doute l’un des éléments qui a valu le plus de succès à JAVA. Il a su accompagner les progrès fulgurants de l’Internet, et même aujourd’hui de l’Internet mobile, et il est très certainement l’un des facteurs de la naissance d’une culture Internet et des web-services dans les entreprises.
Niche écologique et succès marketing
Ces succès sont indéniables. Ils ne doivent pas pour autant nous faire oublier la formidable opération « marketing » de Sun et autour de Sun. Sans doute même leur sont ils liés. Au point que l’on confond souvent aujourd’hui ces architectures Web-services avec architecture « « JAVA inside » alors que rien n’interdirait de programmer des Web-services en Cobol ! JAVA est devenu une référence mondiale, une mode avec y compris tout ce que cela comporte d’usages publicitaires prétentieux et de détracteurs partisans.
C’est en tous cas une niche écologique formidable à l’abri de laquelle ont fleuris et fructifiés d’abondantes littératures, des organisateurs de congrès et de séminaires, des vendeurs de formation et de diplômes, des milliers de sites et de forums, savants ou bavards … les uns renvoyant aux autres à grands coups de tam-tam.
Tout n’est pas totalement virtuel, et cette niche écologique particulièrement médiatisée a également favorisé le développement concret d’outils de programmation et de bibliothèques de programmes, les uns « libres », les autres sous licence, qui constituent ensemble un environnement de développement particulièrement riche, aux fondamentaux désormais stabilisés, et donc puissamment dynamique. La niche écologique JAVA aujourd’hui bourgeonne en tous sens, quoiqu’on en dise.
Concurrence et désenchantement
Parce que, bien sûr, on en dit ! C’est désormais dans la presse chaque semaine et on en débat dans tout séminaire de développeur qui se respecte. Car évidemment les succès de Sun ont suscité de la concurrence. Celle de la programmation « .net », bien sûr, sous environnement Windows tournant sur processeurs Intel. C’est en fait exactement la même chose, mais avec ce rien de plus qu’ici tous les problèmes de compatibilité sont résolus « d’office » … au sein des environnements Windows, cela va de soi.
Les journalistes aiment à dénicher et agiter ces concurrents et se plaisent à interroger à qui mieux-mieux IBM ou ORACLE sur leurs penchants pour PHP ou Python, qui ont le grand mérite médiatique d’être « libres », ou sur des clones également totalement libres (Kaffe; Sable VM…) dits « alternatifs », mais qui pourtant ne présentent pas exactement le même niveau de langage. Bref, aujourd’hui qu’il atteint ses 10 ans, JAVA doit affronter une certaine phase de désenchantement : les informaticiens préfèrent les jeunes pousses!
SUN et le libre
Dans ce désenchantement, et dans les succès de cette concurrence montante, les relations ambiguës de Sun avec les communautés du « libre » ont sans doute joué un grand rôle. L’ouverture dès l’origine du système très complexe de licence a été suffisante pour qu’éclosent mille fleurs JAVA (outils, serveurs, bibliothèques et frameworks) dans les prairies du libre. Chacun peut obtenir gratuitement sur le site de Sun la machine virtuelle accompagnée de ses bibliothèques de base ; chacun peut utiliser et publier les applications qu’il a écrites en JAVA en donnant gratuitement accès à sa machine virtuelle. Mais JAVA reste propriété de Sun qui surveille jusqu’à l’usage de son logo et refuse pour le moment que l’on touche au code source de son compilateur.
Cette ouverture est aujourd’hui jugée insuffisante par les cow-boys patentés de la grande prairie du libre qui réclament la libération totale de JAVA avec toutes les bonnes et puissantes raisons qui permirent en d’autres temps la colonisation du far-west. Sun, pour sa part, ne peut que souhaiter voir affluer les colons, se multiplier par troupeaux entiers leurs bibliothèques, se diversifier leurs outils … mais il aimerait bien être le shérif de la grande prairie, jouer les juges de paix, arbitrer les compatibilité de façon à assurer le développement un tant soit peu harmonieux de ce qui demeure son territoire. Les western en témoignent : les shérifs n’ont pas toujours bonne cote. Sun devra mettre rapidement de l’eau dans son vin sous peine de se voir lyncher et sacrifier aux modes et règles de l’open source démocratique. Début 2005, il annonçait la création d’une nouvelle licence libre (Common Development and Distribution license). A quand la publication intégrale du catalogue logiciel de Sun sous cette nouvelle licence et la nomination d’un Maire en lieu et place du Shérif ?
Posted by le Service Documentation on mai 18, 2005 at 04:02 PM dans FORUM, TECHNO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
12/05/2005
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Posted by Service Documentation on mai 12, 2005 at 07:18 PM dans FAQBLOG, FORUM | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack
27/04/2005
Ecrivez-nous, posez des questions, lancez des débats
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Posted by Service Documentation on avril 27, 2005 at 05:23 PM dans FORUM | Permalink | Commentaires (0)
