06/09/2007
Les dommages collatéraux du diktat des directions achats
La semaine dernière, nous avons vu que la mainmise des directions achats dans les grands comptes et la structuration qui s’ensuit – référencement, contrats cadres… – conduisent parfois à des résultats inverses de ceux escomptés. Avec une préférence marquée pour le moins-disant plutôt que le mieux-disant. Cette stratégie du « perdant-perdant » provoque également des dommages collatéraux. Premiers à en pâtir, les seniors. Pour eux, se placer comme indépendants deviendrait la solution sine qua non afin de continuer à travailler. Bien qu’indexé sur leur degré d’expertise, le montant de leurs honoraires peut se révéler un handicap pour passer les fourches caudines des directions achats. Ils doivent alors se soumettre au jeu de la sous-traitance en cascade, où chaque intermédiaire – la SSII référencée, mais parfois aussi la SSII sous-traitante – prélève de 20 à 30 %. Au final,le freelance qui a fait tout le boulot ne perçoit que la moitié du prix facturé. Un comble, pour ces seniors qui ont fait le choix de l’indépendance pour couper les ponts avec le monde des SSII. Les petites sociétés de services qui misent sur la qualité peuvent être aussi le dindon de la farce. Nombre d’entre elles, n’étant pas spécialisées dans un domaine d’expertise, ont dû déposer le bilan pour ne pas avoir su adapter leur structure ou se regrouper avec d’autres sous forme de GIE. Des SSII moins scrupuleuses sont capables de présenter le profil ad hoc, puis de le retirer une fois le contrat signé pour mettre un salarié moins compétent à sa place. Enfin, la course au prix le plus bas peut conduire à un appel à l’offshore. Certaines entreprises vont en arriver à la conclusion que, les Français étant chers et pas suffisamment compétents, autant franchir le pas, et délocaliser.
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Posted by Service Documentation on septembre 6, 2007 at 03:14 PM dans 1915, PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
30/08/2007
La stratégie du perdant-perdant
La direction des achats de grandes entreprises intervient déjà dans l’acquisition de matériels, de solutions clés en main, ou d’engagements au forfait. Et de plus en plus souvent dans le choix de prestataires en régie, préférant souvent « le moins-disant » au « mieux-disant ». Lors d’un appel d’offres, la partie « fonctionnelle » – c’est-à-dire la réponse aux besoins – ne pèse ainsi que 25 % du poids total de la décision, loin derrière le volet « coûts ». Ce ne seront donc jamais les prestataires à l’expertise la plus fine qui seront retenus. De son côté, la SSII retenue multipliera les extensions de la mission et les avenants au contrat pour ne pas perdre d’argent. Au final, l’entreprise paiera au moins aussi cher que pour les propositions qu’elle avait écartées. Cette stratégie du perdant-perdant se vérifie via deux scénarios classiques. Premier cas : la direction métier spécifie dans sa demande un collaborateur à la fois très expérimenté, impliqué et aux multiples compétences. Pas de chance : les grilles tarifaires imposées par la direction des achats font que l’on retiendra un intervenant moins cher et moins qualifié. De cette expérience l’utilisateur final restera persuadé que les prestataires externes sont peu compétents, qu’il faut donc les payer moins cher, ou qu’il n’est pas possible de leur proposer des tâches réellement qualifiées. Deuxième classique : une direction utilisatrice reçoit le CV d’un candidat qu’elle juge adapté à une prochaine mission. Or, ce candidat n’a pas été présenté par une SSII référencée. La direction des achats maintient sa position et impose le recours à une SSII choisie sur la seule base d’un prix standard moyen, qui sera appliqué sans tenir compte des particularités propres à tel candidat ou telle difficulté du poste. Un cercle vicieux !
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Posted by Service Documentation on août 30, 2007 at 06:19 PM dans 1914, PERSO | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
05/07/2007
Au programme des SSII, gestion de carrière et éthique
Pour inverser la lente dégradation de leur image, les SSII et leur représentant Syntec Informatique doivent redoubler d’effort sur l’essentiel et arrêter de jouer sur la communication. Leurs problèmes, souvent structurels, conduisent à un certain pessimisme. Difficile, en effet, de pallier des réalités telles que l’absence de participation à un vrai projet ou à une vraie culture d’entreprise. Les SSII laissent entrevoir à leurs salariés le caractère souvent aléatoire de l’évolution de carrière et de l’accès à la formation, voire une certaine instabilité de l’emploi consécutive à une mobilité géographique imposée ou à des licenciements abusifs. Des plans efficaces de gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), favorisant l’ancienneté, aideraient à lutter contre le turnover et à mieux fidéliser les collaborateurs. Ce qui implique des mesures en faveur de la formation, la gestion de carrière, la mobilité interne, ou la rémunération. Des efforts doivent être également menés en matière de transparence et d’éthique. Les licenciements abusifs ne constituent pas une solution pour gérer un taux d’intercontrats trop élevé ou les difficultés d’employabilité de certains collaborateurs. Ce qui peut se traduire par de nouvelles réglementations sociales et des accords de branche et par la prise en compte de critères plus sociaux dans la charte Cigref-Syntec. Les informaticiens, quant à eux, devraient s’intéresser à un nouveau modèle de SSII « éthiques », s’appuyant sur les principes du commerce équitable, telles que les sociétés coopératives (SCIC, SCOP), dont le modèle de cogérance et de redistribution plus équitable des bénéfices. apparaît plus satisfaisant. Ces nouvelles SSII offrent une plus grande transparence, notamment en matière de rémunération. Enfin de l’éthique dans les TIC ?
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Posted by Service Documentation on juillet 5, 2007 at 01:35 PM dans 1912, PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
28/06/2007
Déclaration d'amour
Les nouvelles technologies ont beau envahir nos vies et brancher notre quotidien, l’amour reste toujours l’amour, avec sa ronde nuptiale, ses palpitations et son chant du cygne. La preuve ! au lieu d’envoyer un SMS tremblotant pour lui déclarer qu’elle seule pourra supplanter votre mère dans votre cœur et dans votre vie, suivez les conseils du Cupidon new look, ApoteoSurprise. Cette société propose une quarantaine de scénarios originaux, voire très originaux, autour de la déclaration d’amour.
Nous, on a un petit faible pour le SMS Humain, tellement ridicule et donc tellement touchant, avec sa petite tête ahurie qui sort de l’enveloppe géante pour chanter les louanges de la belle et même dans un excès de zèle, la demander en mariage !
Pensez à vous assurer de la présence de votre Dulcinée sur le lieu et à l’heure de la prestation du SMS, et là ! ou elle fondra de reconnaissance à vos pieds, ou elle vous renverra chez votre mère d’un uppercut rageur.
Culture de l’image oblige, le SMS non seulement vivant mais également équipé d’une caméra cachée, immortalisera cette scène d’anthologie et vous livrera le DVD, comme quoi tout le monde a droit à sa minute de Paris Hilton à condition d'y mettre le prix, comptez 590 euros la prestation.
Formule également idéale quoiqu’un peu cynique pour se venger d’un amant déjà marié, lui !
Ah petite précision, ça ne se passe qu'à Paris
Posted by Service Documentation on juin 28, 2007 at 07:30 PM dans PERSO | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
ECHO DES FORUMS : Revaloriser les métiers techniques
Revenons sur le problème de l’attractivité de nos métiers. Il demeure encore très relatif, comme nous l’écrivions la semaine dernière, mais il pourrait prendre plus d’acuité les prochaines années si certains facteurs ne changent pas. Examinons quelles pourraient être les pistes d’amélioration, de façon générale cette semaine et, plus spécifiquement, pour les SSII la semaine prochaine. Tout d’abord, il s’agit de revaloriser les métiers techniques. A commencer par celui de développeur. C’est un métier qualifié – de niveau bac + 2 au minimum – créatif et non répétitif. Il est inacceptable qu’il soit de plus en plus délocalisé en offshore. L’effort doit porter non seulement sur les salaires, inférieurs à ceux des commerciaux, mais également sur les évolutions professionnelles, afin de favoriser en seconde partie de carrière les possibilités de transitions vers le management. Il convient également de s’attaquer au problème majeur de discrimination à l’embauche des seniors, et plus généralement au jeunisme du secteur. Les étudiants ne se risqueront pas dans l’informatique s’ils savent que la plus grande partie de leur carrière est en péril. L’expérience doit bénéficier d’une meilleure valorisation. Par ailleurs, près des deux tiers des informaticiens travaillent en Ile-de-France. Or de moins en moins de salariés en ont envie ! Un rééquilibrage géographique de l’emploi en technologies de l’information s’impose, et il n’est pas dit que ce soit la tendance réelle, malgré le développement en province des centres de services. Enfin, l’innovation doit profiter d’un soutien accru au niveau de la recherche, de l’édition logicielle et des grands projets technologiques européens. Sans parler de l’embauche directe par les entreprises utilisatrices. En d’autres termes, il s’agit de dégager aux informaticiens d’autres issues que celle de la prestation de services.
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Posted by Service Documentation on juin 28, 2007 at 11:43 AM dans 1911, PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
21/06/2007
ECHO DES FORUMS : Le vrai-faux problème du manque d'attrait pour le secteur
Syntec Informatique a fait de l'attirance des jeunes vers les métiers des TIC son nouveau cheval de bataille. Il s'agit, selon nous, d'un faux problème. Le but recherché par la chambre syndicale étant plutôt d'améliorer l'image du secteur des SSII. Or, malheureusement, son image reflète bien la réalité. En matière d'intérêt pour le secteur, pas d'inquiétude pour le moment. Les effectifs des filières informatique et sciences et techniques de l'ingénieur (STI) sont en croissance continue dans les universités et les écoles d'ingénieurs. Ces dernières ont accru leurs promotions, toutes filières confondues, de 10 % ces dix dernières années. En réalité, la désaffection des études scientifiques ne concerne que certaines filières des premiers cycles scientifiques. Selon l'étude récente menée par Sociovision Cofremca pour le compte de Syntec, l'informatique se classe troisième sur les douze secteurs les plus attrayants. Austérité, travail ennuyeux, précarité du travail, peu de perspectives de carrières, recrutement élitistes. Il en ressort, en outre, que les jeunes auraient une image «ringarde» de nos métiers. Nos métiers sont souvent passionnants. Mais, pour le reste, les problèmes de précarité, d'évolution de carrière, et de recrutement dénotent bien certaines réalités. Et ce n'est pas au moyen d'opérations de communication ou de sites plus ou moins fantaisistes que l'on va améliorer l'image de notre secteur. Encore moins par des tables rondes surréalistes, comme celle menée avec Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, lors de la dernière AG de Syntec Informatique. Laquelle visait à promouvoir l'«engagement humain» du secteur sur un «plan sociétal et humaniste»... Rien que ça ! Les «changeurs de monde» devraient commencer par changer celui des SSII, tout simplement.
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Posted by Service Documentation on juin 21, 2007 at 11:27 AM dans 1910, PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
14/06/2007
Réglementer plus strictement la diffusion des offres d’emploi
Nous avons vu les semaines précédentes la nécessité d’évaluer avec plus de finesse les tensions réelles sur le marché du travail afin de mieux orienter les politiques économiques et de formation. Cet effort doit s’accompagner d’une réglementation plus stricte sur la diffusion des offres d’emploi. Il faut en finir avec la multiplication des offres fictives dans notre secteur. Elles servent d’annonces « publicitaires » pour valoriser l’image de la société, mais aussi constituer, voire revendre une banque de CV. Sans compter les faux entretiens menés à des fins de renseignements commerciaux ou les annonces illicites, discriminatoires, périmées mais toujours publiées. L’article L311-4 du code du travail interdit la « publication d’une offre d’emploi comportant des allégations fausses ou susceptibles d’induire en erreur les candidats ». Mais cet article reste flou, et la contestation rarement possible. Ces pratiques faussent le marché et découlent du fait que les SSII sont les championnes des abonnements annuels ou bisannuels aux sites de recrutement. Les commerciaux de ces job boards leur vendent des packages de plusieurs centaines d’annonces à utiliser sur un ou deux ans. Une réglementation plus stricte aiderait à rendre obligatoire la mention précise du ou des postes recherchés, du lieu de travail en cas de poste fixe ou du siège de la société, ainsi que les niveaux de rémunération fixe et variable. Si le poste est pourvu, le recruteur le préciserait sur l’annonce, ou l’effacerait sous un délai d’une semaine. Enfin, il faudrait créer une cellule mixte à l’Inspection du travail et à la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes, qui pourrait être saisie par les candidats afin de lutter contre les «recruteurs bidon».
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Posted by Service Documentation on juin 14, 2007 at 11:25 AM dans 1909, PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13/06/2007
Un blog sur l'intelligence économique
Blog à suivre et à enrichir ? "IE today...for Tomorrow" vient de naître. Proposé par un étudiant doctorant en Science de l'Information et de la Communication, ce nouveau blog a pour objectif de devenir un espace d'échange et d'enrichissement collectif de données et d'informations concernant des sujets tels que la veille technologique, l'intelligence économique, le web 2.0 ou encore la gestion des connaissances.
Posted by Service Documentation on juin 13, 2007 at 11:51 AM dans PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
12/06/2007
Tous en selle !
Les écolos des villes aiment le vélo et la Mairie de Paris aime les écolos, voilà pourquoi à partir du 15 juillet 2007, tous les bipèdes parisiens pourront enfourcher les 20.000 vélos mis à leur disposition dans des Stations Velib'.
Disponible 24 h sur 24 et 7 j sur 7, ce système de location de vélo en libre service sera une aubaine pour les paresseux qui pourront prendre un vélo devant chez eux et le déposer deux rues plus loin, les stations étant distantes d'environ 300 mètres.
Si l'aventure vous tente, vous pourrez dès demain 13 juillet prendre un abonnement d'un an de trajets illimités pour 29 € . Pour les amateurs prudents ou occasionnels un système Ticket Vélib' 1 jour pour 1 € ou Vélib' 7 jours pour 5 €, sera disponible directement dans les stations Velib', pour des trajets également illimités.
Bon à savoir, les 30 premières minutes de chaque trajet sont systématiquement gratuites, le compteur commence à tourner à partir de la 31ème minute.
Et surtout que cela ne vous empêche pas de respecter le code de la route en vous arrêtant à chaque feu rouge et non de vous faufiler entre les pauvres piétons accrochés à leur médaille miraculeuse.
Posted by Service Documentation on juin 12, 2007 at 07:08 PM dans PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
08/06/2007
ECHO DES FORUMS : Mieux évaluer les tensions sur le marché du travail
Tout comme la polémique grandissante sur les chiffres officiels du chômage, l’évaluation des tensions sur le marché du travail et des besoins en main-d’œuvre dans les branches professionnelles suscite de vives polémiques. Outre le préjudice moral causé aux demandeurs d’emplois, une mauvaise évaluation – dans un sens trop favorable aux employeurs – peut avoir des conséquences préjudiciables. Elle peut favoriser une immigration économique incontrôlée, servir de prétexte aux délocalisations ou inciter à la signature de dérogations spéciales et d’accords de branche afin d’accroître la flexibilité. Elle peut aussi entraîner un surnombre d’étudiants et des reconversions hasardeuses. Générer des aides publiques inutiles voire abusives aux entreprises pour l’emploi et la formation. Or, tandis que la prospective s’avère souvent illusoire, on ne peut se fier exclusivement aux études menées auprès des entreprises comme l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) de l’Unédic. Celle-ci mesure, chaque année, les intentions de recrutement des employeurs. Si les entreprises interrogées évoquent le plus souvent des « difficultés de recrutement » quand elles n’arrivent pas à recruter des profils stéréotypés, ces études ne tiennent pas compte de «offres fictives» ni des recrutements abandonnés. En ajoutant à cela le turnover, les créations nettes d’emplois peuvent s’avérer, au final, très inférieures aux recrutements prévisionnels annoncés. Il faut arriver à une plus grande transparence grâce à la diffusion publique et périodique par le ministère du Travail des statistiques exhaustives et détaillées sur les demandeurs d’emplois par famille professionnelle. Etablir un taux de chômage officiel pour chacune d’elles, corrélées avec les offres d’emplois de l’ANPE et de l’Apec. La liste officielle des «métiers en tension» devra en tenir compte et être établie avec les partenaires sociaux.
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Posted by Service Documentation on juin 8, 2007 at 05:17 PM dans 1908, PERSO | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
